Écrire un GN : comment ça marche ?

Je pense que vous avez pu le remarquer, l’écriture est à peu près aussi importante pour moi que le GN. Après plusieurs années à pratiquer en tant que joueuse et PNJ – surtout PNJ – j’ai fini par me tourner vers le monde merveilleux de l’organisation de GN. C’est du boulot, on dort peu et on cogite beaucoup. Et devinez quoi… Quand on organise un GN :

Il faut écrire, écrire beaucoup !

On écrit quoi, au juste ?

À peu près tout dans le GN doit être écrit. Un jeu, c’est d’abord un scénario, une histoire à concevoir pour que les joueurs s’amusent, soient surpris, ressentent des choses. Le scénario, ce qui va occuper les joueurs pendant la période du jeu, doit être bien rythmé et posséder des mystères dans des mystères pour que personne ne s’ennuie. Parfois, c’est pas facile. Ce n’est pas comme écrire un roman ou une nouvelle où on peut faire absolument ce qu’on veut. Dans un scénario de GN : il faut laisser la place libre aux personnages tout en sachant les guider de loin dans le sens où on veut les amener. Il faut de la délicatesse et beaucoup d’imagination. Pas facile tous les jours !

Les fiches de personnages ensuite. Qu’elles soient extrêmement détaillées avec un background ultra-détaillé (ma préférence) ou plus épurées avec juste ce qu’il faut d’informations, écrire des fiches de personnages est aussi un véritable défi ! Question organisation déjà : il faut être cohérent avec l’ensemble du récit et créer de multiples histoires entremêlées. Et surtout, pas le droit à l’erreur, sans quoi, ça ne va pas trop le faire pour le scénar ! En bref : écrire des personnages, c’est super. Difficile, mais super. Mais difficile. Mais super. Bref.

Et puis, il y a tout le reste. Les règles, qui donneront un cadre pratique au jeu, les annonces des réseaux sociaux, les aides de jeu pour guider, orienter ou embrouiller les joueurs… C’est qu’il ne s’écrivent pas (encore) tout seuls, les petits. Alors, il faut s’y coller !

 

écriture à la plume
Quand t’es over-motivé pour écrire tes aides de jeu.

Comment ça marche ?

D’abord, il faut du temps. Et quand on en a pas et qu’on veut écrire un GN… Y’a pas moyen, faut le trouver ! Et si votre esprit est un troll level 99 comme le mien, ayez toujours un carnet à portée de main. À tous les coups, il fera poper dans votre tête des idées géniales aux pires moments.

Ensuite, ça demande un peu d’organisation. Comme pour toutes les activités exigeantes, écrire implique d’y passer du temps. Alors, on se ménage des plages horaires, on profite des moments de calme/d’ennui/d’attente. Où de toute manière il n’y a rien d’autre à faire. Vous la saisissez, l’importance du petit carnet là ? Je ne suis pas en train de dire que c’est facile d’écrire dans un bus ou un métro, mais faut ce qu’il faut ! Personne n’a jamais dit que la vie d’un orga de GN était facile

Et l’organisation, elle est aussi utile dans sa tête. Vous avez des idées qui jaillissent à la minute, toutes bonnes bien entendu, mais qui demandent à être domptées. Alors on se pose, on les fait sortir à la force du poignet (oui oui, on.  parle toujours des idées) et on les grave dans le papier*.

Écrire un GN, ça implique de travailler avec d’autres personnes. Déjà parce qu’il y en a plus dans plusieurs tête que dans une, mais aussi parce qu’échanger ses idées avec d’autres esprits du même genre que le sien permet de rebondir et de monter quelque chose de pas mal du tout. Bon. C’est sûr, faut être un minimum sociable et savoir travailler en équipe. Mais si on s’entend bien avec ses co-orgas, c’est tout simplement un plaisir.

 

Pour les idées, c’est bien de bosser ensemble. Mais c’est encore mieux pour l’écriture ! D’abord, parce qu’on divise la tâche en plusieurs parties. Faut s’assurer que tout concorde, mais globalement c’est moins de boulot !

Écrire un GN, c’est se mettre à la place des joueurs et imaginer ce qui pourra les amuser. Alors parfois, on doit revenir en arrière, ajuster et ajuster encore ses textes, affûter ses idées et fourbir des « au-cas-où ». C’est essayer de prévoir l’imprévisible. Vous la sentez, la mission quasi-impossible ou pas ?

 

En bref…

Quand on écrit pour un GN, on s’investit totalement dans un grand projet. Enfin, si on compte donner vie à ce projet, le faire aller au-delà de l’étape papier/fichier numérique. Et du travail, il y en a : écrire l’univers, l’intrigue, les personnages. C’est un défi de taille, mais aussi quelque chose qui vaut vraiment le coup. J’adore ça !

Tentés ? Alors dites-nous ce que vous écrivez ! Pour le spoil, c’est vous qui voyez…

 

*Parce que le marbre, c’est cher.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*