[Personnage] Le psychiatre

L’homme a-t-il une propension à la folie ? C’est clair. Mais au juste, qu’est-ce que la folie ? À part quelques philosophes un peu poussiéreux, personne (ou presque) ne s’interroge sur ce qui se cache derrière ce mot. À part ceux dont c’est le métier, bien sûr.

Focus sur le personnage du psychiatre

Un peu d’histoire…

On s’interroge sur ce qui peut bien se passer dans la tête de l’homme depuis trèèèès longtemps. Pas les dinosaures, mais presque. Le terme psychiatrie provient du grec psyche (l’âme) et latros (le médecin). Mais ce mot a été utilisé la première fois en Allemagne par Johann Christian Reil en 1808. Il regroupait à l’époque à la fois un traitement « moral » et chimique.

Johan Christian Reil
Yo.

Et chez nous alors ? La pratique se développe durant les XIXe et XXe siècle avec Charcot, Clérambaut ou encore Lasègue. L’état moral des gens les intéresse beaucoup de monde. Dont Freud, par exemple, qui affirme que si vous rêvez de tuer votre mère, c’est que vous le voulez vraiment*.

*certains y croient, mais ce n’est pas le sujet ici.

Au départ, les procédés sont plutôt flous. Il faut attendre la loi du 30 juin 1838, la loi des aliénés pour qu’on ne puisse plus vous interner sous un faux prétexte, simplement parce qu’on n’aime pas votre tronche. Et entre autres, cette loi était sensée donner un statut juridique et des certains droits aux malades.

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Dans la culture populaire

Mais bon, c’était quand même pas la joie et les malades n’étaient pas vraiment enfermés dans des prisons dorées. Les hôpitaux étaient isolés et vivaient quasiment en autarcie. Le genre de bâtisse au fin fond d’une forêt ou au sommet d’une montagne dont les pièces donnent envie de se balancer dans le vide au bout de ses intestins préalablement déroulés de vos entrailles.

Instrument de psychiatrie.
Trust me. I’m a doctor. Source photo : Caters New Agency

L’asile psychiatrique, c’est là qu’est sensé travailler le psychiatre. Comment ça vous le saviez ? Couramment, on imagine un psychiatre de la première moitié du XXe siècle, « l’âge d’or » de la pratique et de ses atrocités. C’est souvent un chercheur – certes très qualifié, mais doté d’une curiosité insatiable qui le pousse à tester plein de « traitements » sur ses patients sur lesquels il possède un ascendant certain.

On imagine souvent que le scientifique lui-même est un peu dérangé, voire monomaniaque. Pathologie qu’il cache parce qu’il ne veut pas se retrouver à la place de ses patients. Et s’il est frustré, eh bah il se défoule sur ses patients ! En toute médicalité bien entendu.

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Et en GN alors ?

Comme pour l’érudit, il est presque rare que vous puissiez tomber sur ce rôle en tant que tel – mais peut-être serez-vous considéré. Néanmoins, il n’est jamais interdit de vous donner quelques pistes d’interprétation, après tout ! Assurez-vous simplement que votre vision des choses correspond avec celle des orgas. Comme d’hab quoi.

En tant que joueur :

Il s’agira de votre métier et conditionnera plein chose dans votre roleplay. Il faudra songer à adopter un ton bien particulier. Selon les circonstances, vous pourrez peut-être même l’adapter selon la personne à qui vous vous adressez. Vous savez ce que vous valez, nom d’un petit bonhomme. Et vous voulez que les autres le sachent aussi.

De grands pouvoirs impliquant de grandes responsabilités – c’est Uncle Ben qui le dit, on attendra de vous que vous soyez à l’affût du moindre dysfonctionnement mental d’un suspect. Ou plus simplement de vos camarades. De grandes perspectives s’ouvriront à vous grâce à ce genre de rôle. Avec un peu de bluff bien placé, il est possible de découvrir plein de choses à propos des autres joueurs… et des secrets du jeu !

En tant que PNJ :

Vous posséderez des informations à propos des joueurs, informations dont vous pourrez ou devrez vous servir pour faire chanter les joueurs et faire avancer l’intrigue. Avouez que ça vous tente ! Et plonger leurs pauvres petits esprits dans la confusion, on en parle ? Je sens que certains vont se découvrir des vocations ! Mais ne perdez quand même pas de vue votre rôle !

Après, tant que vous l’accomplissez et que vous restez dans les clous du background général, rien ne vous interdit de vous faire plaisir !

Les outils indispensables au psychiatre

(liste non exhaustive et pas du tout objective)

  • Une blouse blanche
  • Quelques flacons de médicaments (des dragibus hein, pas du Prozac)
  • Un air affairé
  • Un regard observateur et perçant
  • Un ton faussement rassurant : je-te-le-dis-pas-mais-je-te-juge
  • Un petit carnet sur lequel vous notez toutes vos observations en marmonnant d’un air convaincu
  • Tout ce qui pourrait vous être utile à votre rôle…

Alors, prêts à incarner un psychiatre ?

 

Pour le plaisir. De quoi égayer vos longues nuits d’hiver !

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