[De retour de GN] Salem 1906

Salem 1906

Le 12 juin de l’an de grâce deux mille seize, le petit village de Salem, sis à Lille, s’est retrouvé en quarantaine. La cause, me demanderez-vous, fébriles ? Une épidémie qui décime les honnêtes habitants les uns après les autres.

Soyez les bienvenus à Salem.

Cette fois, j’étais joueuse. Pour les malchanceux* qui ont déjà participé à cette murder-party, j’incarnais Élizabeth Proctor, institutrice des plus respectables. Les apparences seraient-elles trompeuses ? Je ne vous en dit pas plus, ça serait du spoil ma brave dame !

*eh oui, vous ne pourrez plus y participer en tant que joueur !

Salem 1906 est un joli hybride entre une murder-party et un jeu de loup-garou de Thiercelieux. Les joueurs y incarnent de braves habitants de la cité, dont certains cachent un lourd secret. Ils sont pervertis. Vous le voyez, le rapport avec le jeu ou pas ?

Nous étions un peu plus de trente. Des personnes de toutes les classes sociales, de toutes les couleurs de peau et de toutes les… opinions. Même les pires. Ensemble, il nous a fallu lutter contre ce fléau et sacrifier celles et ceux que l’on pensait corrompus pour survivre. On devait choisir qui devait vivre et qui devait mourir, en gros.

Les journées s’enchaînent rapidement selon différentes phases :

  • La nuit où les corrompus s’éveillent et contaminent leurs braves concitoyens,
  • Le jour où les discussions vont bon train et où les accusations pleuvent,
  • Le procès et l’éventuelle mise à mort.

Ai-je perdu la vie durant ce jeu ? Oui. Dans quelles circonstances ? Cela ne se demande pas voyons…

Ce rythme intense prend aux tripes et je n’ai clairement pas vu le temps passer, trop absorbée que j’étais à vivre pleinement le jeu. D’ailleurs, tout le monde s’est laissé prendre par l’atmosphère d’urgence et de peur qui s’est insinuée autour de nous. Et les émotions étaient au rendez-vous. C’est bien simple, je suis rentrée chez moi vidée.

J’ai passé un moment formidable. J’ai le GN-blues. Je veux y retourner. Je ne peux pas vous raconter dans les moindres détails ce qui s’est passé durant cet après-midi. C’est une histoire qu’on doit vivre, pas raconter.

Et si jamais vous avez l’occasion de faire escale pour une demi-journée à Salem, n’hésitez pas. C’est une expérience dont on ressort plus riche en connaissances sur soi-même. Et avec un solide coup de mou.

Salem 1906 groupe
Un village qui a du… pendant.

Encore une fois, merci à tous les joueurs, organisateurs et PNJ pour ce moment fantastique !

Crédits Photo : R. Juret, B. Gautier, J.F. Swamberghe, P. Thanasack, L. Heitz, K. Polez, R. Feret

4 commentaires à propos de “[De retour de GN] Salem 1906”

  1. Malchanceux, malchanceux… Je vois pas en quoi Salem 1906 n’est pas rejouable, en fait. Les corrumpus sont tirés au sort, et chaque perso peut l’être. Outre quelques petites surprises dont je ne parlerais pas et qui n’affectent pas grandement le jeu, je ne vois pas ce qui empêche de le jouer plusieurs fois.

  2. En effet je confirme que le jeu est pensé pour être re-jouable (j’ai oublié de vous le préciser au debrieffing, my bad) même si je n’ai pas encore croisé de joueurs qui l’ont re-joué et que je crois moins en son potentiel de re-jouablité comparativement à d’autres jeu rejouables (exemple type : Hunstville).

  3. Voila un commentaire que j’estime honnête même s’il ne risque pas de faire plaisir à tout le monde. Il est sans spoiler.

    J’avoue avoir été un peu déçu par le jeu.

    Pas par la session en elle même qui fut excellente car on avait de bons joueurs qui ont créés un jeu intéressant voir intense, mais par le fait que les mécaniques du loup garou (copiées du werewolf de 1986 tombé dans le domaine public) sont lourdes et finalement contreproductives. On aurait eu un bien meilleur jeu en virant le jeu de société du gn.

    Car si j’ai passé un bref mais bon moment, la session n’a pas atteint son plein potentiel car elle fut bridée par le système de jeu. On l’a bien vu en jeu avec la tentative d’un personnage joueur de sortir du carcan de jeu de manière diégétique, tentative qui s’est soldée par un échec cuisant.

    A quelques exceptions mineures que je ne peux révéler, on reste dans une logique basique ou les joueurs doivent gagner en tuant les corrompu ou les villageois en fonction de leur camps.
    Finalement, si les villageois survivent, cela légitime l’usage de la violence aveugle sur la justice afin de tomber sur les coupables, même au pif.
    Quel est alors le message du jeu ? La fin justifie les moyens ? On ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs ? Pourquoi pas, mais de la manière dont c’est amenée, cela fait « forcé », le joueur ne se sentira pas concerné car c’est la mécanique qui parle, pas ses choix moraux au travers de son personnage.

    En gardant le setting, les personnages et en remplaçant les règles par une évolution de la situation plus flexibles et moins transparente, je crois que cela apporterai une nette plus value en terme de jeu ainsi qu’un coté beaucoup moins mécanique.
    Et on pourrait facilement changer le fait que certains joueurs meurent tôt ou les remplacer par des pnj cachés, a part pour le petit coup d’adrénaline, ca n’apporte pas grand chose au jeu.

    Certains back mériteraient d’être un peu étoffés, notamment par rapport aux connaissances sur le reste du village, avec potins et rumeurs.

    Petite remarque supplémentaire mais qui était peut être propre à la session : Le fait que certaines personnes jouaient des personnes racisées a eu un effet au niveau meta, les joueurs étant réticent à s’en prendre à eux, même avec des back ultraraciste.

    En conclusion, si vous êtres intéressé par jouer à un loup garou enrobé de rp, vous y trouverez votre compte mais n’espérez pas pouvoir à un moment vous détacher du jeu de base, vous devrez condamner ou être condamner en suivant une évolution de jeu linéaire.

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