Dans la tête du gniste (3) Le GN-blues

Keep calm & be a larper

Le voilà revenu d’un jeu formidable. Il a passé quelques heures ou quelques jours formidables, mais tout a une fin. Il faut revenir à la réalité. Et parfois, c’est très dur. C’est le GN-blues les amis.

Quelques pistes pour le reconnaître et le combattre.

Cékoissa ?

Certes, ce n’est pas un terme provenant du Littré ou du Robert. Mais quand même, il prend tout son sens pour le gniste, surtout après un GN fabuleux.

Mais alors, qu’est-ce donc que ce GN-blues qu’on lit parfois sur de tristes messages Facebook ou Twitter. Eh bien il s’agit d’un état que l’on ressent après un GN durant lequel on a vécu en immersion parfois totale, où l’on a été héroïque, où notre roleplay a donné lieu à des scènes mémorables… Bref, le genre de jeu dont on aurait aimé qu’il n’ait pas de fin.

Mais il y en a toujours une. Et voici les différentes étapes par lesquelles passe le gniste qui a vécu ces moments extraordinaires.

#Le chemin du retour

Souvent, on fait du co-voiturage. Alors on en profite pour revivre les bons moments, débriefer sur le scénario et parfois comprendre des choses qui étaient jusque là restées obscures. Et puis on refait le GN, on échafaude des plans pour le prochain opus, on crée des alliances… Histoire de le faire durer encore un peu.

#Ranger les affaires

Décharger la voiture, laver les vêtements, talquer, latexer puis ranger les armes et les autres accessoires. Il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire… reprendre le cours normal de votre vie.

Difficile de se dire qu’aucun feu de camp ne vous attendra, que vous pourrez manger un repas cuit rapidement. C’est même effrayant de voir à quel point on oublie certaines choses de la vie quotidienne après plusieurs jours de jeu*. La chasse d’eau par exemple. Dur de ne pas chercher le sceau de sciure quand on revient chez soi** !

Dans la tête du gniste :

flemme
*Énoooooooorme soupir*

 

 

 

 

 

 

*Pour un GN de plus de deux jours bien sûr. Sans quoi, vous avez certainement Alzheimer.
** Ceci est du vécu.

#Le soir même

À vrai dire, difficile de ressentir quoi que ce soit, sinon une intense fatigue et une immense flemme ! Envie de rien, on dort debout. Alors la reconnexion, les distractions et même la nourriture, ça attendra !

Dans la tête du gniste :

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#J+1

C’est là que le GN-blues est le plus fort. Le silence vous étreint alors que vous vous réveillez. Où est le crépitement du feu de camp, les conversations et les rires de vos compagnons d’armes ou les ronflements de ceux qui dorment encore ?

Ça y est. C’est terminé, retour à la vie réelle…

Dans la tête du gniste :

prise de conscience
Étape initiale : la prise de conscience
nononocat
Étape 1 : Le déni
Maximum pas content
Étape 2 : La colère

 

 

 

 

 

 

Injustice
Étape 3 : La dépression

Acceptation
Étape 4 : L’acceptation

Comment combat-on le GN-blues ?

On ne le combat pas, on vit avec. Il ne s’agit après tout pas d’une dépression sévère, juste d’un petit coup de blues. Avec les réseaux sociaux, il y a toutes sortes de possibilités pour prolonger encore un peu le plaisir du GN : photos, remerciements, retours des joueurs sur le groupe Facebook de l’organisation…

Mais je crois que la meilleure des stratégies pour se défaire du GN-blues, c’est de préparer un prochain GN. Organisateur, PNJ ou joueur, le meilleur moyen de résister à la tentation est d’y succomber !

Quelques témoignages…

Le plus gros est sans doute celui vécu à la fin du 1er GN que j’ai scénarisé et organisé avec mon association.Une vraie déprime pour le coup avec envie de tout arrêté, même si le GN a été une réussite. Pendant 1 à 2 semaines, plus envie de rien, pas envie d’entendre parler de GN et encore moins d’organiser. Ça fait bizarre d’ailleurs d’y repenser avec le recul, tellement ça a été fort.
Le second, ça a été à la fin d’Un Brûme de l’asso Clepsydre où j’ai rencontré des gens extra et joué surement le rôle le plus intense et complexe depuis que je fais du GN. Mais là, c’était une envie de retourner dans le monde, reprendre le rôle alors que je savais qu’hélas, les personnages que mon groupe jouaient ne seraient plus jouable par la suite. C’était donc plus de la nostalgie.

Alexandre Mignon.

Mon premier reste inoubliable ! Et j’en ai rêvé après coup pendant des semaine et avec les année je suis toujours déçus de pas retrouver cette sensation de dépaysement total… C’était un GN imperium ludi en 1998 au site des 5 piliers.

Jean-Julien Lopez.

GN-blues Aulilyne
Ça fait plaisir à lire quelque part, non ?

 

Je suis sûre que tout au fond de vous se cache un petit gniste qui a été triste un jour de rentrer de GN. Quelles sont vos techniques pour éviter cet état ? N’hésitez pas à nous en faire part en commentaires !

 

Et comme d’habitude désormais, il vous est possible de soutenir la Boîte à GN via un petit don.

2 Replies to “Dans la tête du gniste (3) Le GN-blues”

  1. Rétroliens : [De retour de GN] Salem 1906Boîte à GN

  2. Rétroliens : Ce qui se passe dans la tête d'un gniste (2.5) : juste après le GN - Boîte à GN

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