La parole est à vous ! Votre première expérience de GN

illu-secret

Plutôt que de vous donner uniquement mon point de vue à propos du GN, je vous donne la parole !
Quelques courageux se sont lancées et m’ont confié ces quelques mots relatant leur première expérience de GN ! Un grand merci à eux !

# Colin « Neremsa »

Mon premier GN était celui de Dark Age 1 en septembe 2008, par Phenix asbl. Un GN survie où toute la nature est contre les joueurs, où la mort rôde à chaque instant. Pour être précis, je suis mort 5 minutes après le lancement de jeu, mais il faut dire que j’avais trois personnages de créés, on savait qu’on allait crever. C’était exceptionnel, même le temps s’y est mis : des nuages, une légère pluie, l’ambiance parfaite en somme. Il y a eu peu de combats, mais quels combats, rapide, intense, meurtriers… Tout ce qu’on demandait !
C’est bien simple, la première nuit j’ai pas dormi, on essayait de survivre !
On a retrouvé les orgas et scénaristes de ce GN comme joueurs dans le GN que j’organisais !

De quoi se venger, en somme 😀

#Ulrich

Suite à une soirée enquête réussie, j’ai intégré Dr Agon, association du Nord de la France. C’était à la fin des années 1990. Pour la première fois, faisant partie de l’association organisatrice, j’ai pu directement voir l’envers du décor. Ne sachant pas grand-chose du scénario, j’ai juste donné un coup de main pour quelques fabrications. Le jour venu, un ami, le trésorier de l’association a pu passer me chercher à la sortie, direction le site, non loin de Charleville Mézières. Pendant les deux heures de routes, j’ai pu lire et relire ma feuille de personnage PNJ, que je ne connaissais pas car je l’avais tiré au sort. A cette époque, même eux avaient une feuille de rôle avec quelques objectifs. Plus on s’approchait du site, et plus j’étais pressé d’arriver.
Sur place, un magnifique château posait le décor, avec à son pied une nuée de personnes courant partout afin d’installer les tentes et les autres chapiteaux. J’avais à peine posé mon sac qu’on m’a proposé de l’hypocras. J’étais chez moi. Je dis même que le souvenir de ce GN a une odeur bien particulière indéfinissable, mélange de rêves, de partages, de rires, et magie, tellement rares aujourd’hui dans notre vie de grands enfants.
J’ai été aussi surpris par la liberté proposée, sans que cela ne soit forcément l’anarchie, des règles très simples qui accentuaient la fluidité du jeu. Et malgré le manque de matériel, ainsi que la jeunesse de cette activité dans le Nord, l’ambiance médiévale fantastique était au rendez vous. A cette époque, les armes commençaient seulement à être faites en mousse et latex, il y avait encore des épées « boudins », qui ne gâchaient pas cette fête. Voir autant de personnes avec des costumes souvent fait main, aucune ne ricanant sur l’habit de l’un ou de l’autre, ayant les mêmes points communs pendant deux jours : rire et s’amuser. Et ce jour là je me suis dit je vais monter le mien. Quatre années après venait mon premier GN en tant qu’auteur dans le monde d’In nomine satanis Magna Veritas.

#Loïc « Hlodowig »

Mon premier GN, c’était Les Chroniques de Kandorya de juillet 2013. Je n’étais pas préparé, ni équipé, mais j’avais vraiment hâte d’y aller et de commencer ! Plusieurs jours avant, on a préparé la voiture et on a enfin pris la route ! On s’est mis dans l’ambiance sur tout le chemin avec des chansons du Naheulband. Quand on est arrivés (après avoir eu BEAUCOUP de mal à trouver), on a déballé toutes les affaires et on a monté le campement. C’est long, mais on est tellement contents quand on a fini ! Un ami avait ramené une montagne d’armes et d’équipement. Heureusement car j’ai pu utiliser l’une de ses armures et ses épées.
Ce GN a juste été génial ! Je me sentais totalement dans mon élément, et l’ambiance était vraiment sympathique. J’ai fait plein de rencontres, et je dois dire que c’est un moment que je n’oublierai pas de si tôt !
Depuis, j’ai investi dans du matériel, et je suis prêt pour revenir faire régner la loi au Guet d’Edenorya !

#Camille

Je suis bien obligée de l’admettre, mon premier GN fut une grosse déception. Je me suis lancée dans l’aventure aux alentours de 20 ans, accompagnée d’une bande de copains avec lesquels j’avais déjà l’expérience du grandeur nature mais dans un format plus spécifique de chronique suivie (une soirée tous les trois mois) plus ou moins satisfaisante. Quand j’évoque mon premier GN, j’évoque cette parenthèse de trois jours immergée dans une univers à part, en l’occurrence médiéval fantastique, auquel on se prépare fébrilement avec les moyens du bord (une des joies du GN : s’amuser à sortir un costume qui claque avec trois bout de tissus et du fil à rôti : l’Esprit de MacGyver est avec moi!!!) et qui promet de grandes expériences hors du temps et de l’espace (oui oui).
Je suis obligée de rendre à César ce qui appartient à César : on nous avait prévenu que « jouer les gentils n’allait pas être une partie de plaisir ». Que nous serions en minorité dans cet univers conçu pour jouer plutôt des hordes de morts vivants, de démons et autres joyeusetés de ce genre. Nous étions prévenus d’une certaine dose de difficulté, mais cela ne nous faisait pas peur : après tout, ça fait partie du jeu et ça peut être sympa. Ce qu’on ne nous avait pas dit, c’est que la fin du GN était déjà écrite. Que nous n’étions pas 80 PJ mais 80 PNJ dans une histoire où nous n’étions pas les héros. Où aucune de nos actions n’avait la moindre incidence. Où le seul rôle de nos PNJ référents était de nous empêcher de jouer, à leur corps défendant, d’ailleurs les pauvres.
Je vous laisse imaginer la frustration.
Cela m’a t-il empêché de continuer le GN ? Non. Certes, cela a bien séché mon enthousiasme. Certes, j’en fais probablement moins que la plupart des Gnistes qui ont trouvé dans leurs premières fois des expériences de jeu hors du commun. Néanmoins je continue à aller m’amuser à crapahuter dans les bois (ou ailleurs) avec les copains, parce que c’est ça aussi le GN. A ce jour, je n’ai jamais vécu d’expérience transcendantale en GN, et je commence à me demander si ce n’est pas un mythe.
Le GN Blues ? Connais pas. Mais je vois le positif de cette histoire : je n’attends plus monts et merveilles et je profite juste de mon week-end, en m’amusant avec les gens que je connais et en rencontrant plein de nouvelles personnes déguisées de façon bizarre. L’avantage des premières expériences ratées, c’est qu’on profite de toutes les petites réussites qui suivent !

#Mathilde « Namastriel » (votre serviteur)

Mon premier GN s’est déroulé en 2011. A vrai dire, j’ai commencé le GN avant de commencer le jdr papier… J’incarnais une magicienne dans ce petit GN organisé par une association d’amis, le cercle de Galab Kheru. J’étais vraiment contente d’y participer et j’en attendais beaucoup ! Commencer par un « petit GN » permet de prendre doucement ses marques sans être perdue dans une masse de joueurs.
Bon. Si niveau costume j’avais prévu de bonnes chaussures, je n’avais apparemment pas prévu de quoi me protéger la nuit, et le sac de couchage que j’utilisais alors n’était pas vraiment adapté à une nuit sous la tente. Je n’ai jamais eu aussi froid ! J’avais oublié le matelas, aussi. BREF ! Je suis revenue avec des coups de soleil, des bleus et un rhume, mais c’était vraiment une super expérience !
J’en garde un excellent souvenir, car en plus de m’être illustrée lors d’un rituel destiné à tuer un nécromant, je me suis fait un très bon ami ! Le nécromant en question…

Illustration © Mathieu Coudray

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